KANDI au Burkina

30 11 2009

En 2002 François Moïse BAMBA participe à une création appelée « MILALOZA, l’enfant qui cherche le malheur », un spectacle de lecture jouée, chantée, dansée et lue… une création jouée dans quelques village du Burkina et dans un village à une quinzaine de kilomètre de Bobo-Dioulasso. Le chef d’un village où le spectacle venait d’être joué dit ceci en signe de remerciement : « Nous ne sommes pas aller à l’école, acheter des livres pour nos enfants nous n’en voyons pas l’intérêt, mais si vous nous dites que les histoires que nous venons d’entendre viennent de ce livre, on imagine comment un livre peut renfermer de savoir, aussi pour vous dire merci, je m’engage avec et au nom de mon conseil de faire une campagne de sensibilisation afin que tous achètent ne serait-ce que les manuels scolaires pour nos enfants. »u Une année après de passage dans le village, je suis passé à l’école de ce village et le taux de possession de livres scolaires était passé de 18% à 90%. Alors je me suis dit qu’il fallait apporter autre chose que le manuel scolaire. Et l’idée de créer une bibliothèque dans chaque école de village a commencé à germer dans mon esprit.

ETAT DES LIEUX

Il faut dire que jusqu’à un proche passé, seul environ 20% de la population burkinabé savait lire et écrire, et parmi ces 20%, très peu avaient une vraie culture de lecture même si ça a tendance à changer de nos jours. Et ceux qui ont cette passion n’ont pas un choix très large. A part les bibliothèques des centres culturelles et celles de quelques associations et communes, les lecteurs de débrouillent comme ils peuvent. Cette situation se rencontre dans les grandes villes. Dans les villages, on ne trouve pas le moindre livre à lire. La vie est dure au pays des hommes intègres (Burkina Faso); tout le monde se débrouille comme il peut, ceux qui réussissent ont souvent plusieurs personnes à leurs charges, familles et amis. Pouvoir monnayer ses talents artistiques en Europe permet à ceux qui ont cette chance de sortir la tête de l’eau. Je me fais porte parole de ceux-là qui n’ont pas encore eu cette chance. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de créer l’association KANDI pour aider au développement social par le culturel.

En langue bambana, KANDI signifie « parole donnée » au singulier pour dire qu’il n’y a qu’une seule parole. Créée en 2003, l’association a été reconnue officiellement en 2007. Ses objectifs sont les suivants : * créer une bibliothèque dans un quartier de Ouaga qui fera office de banque du livre * installer une bibliothèque dans chaque école de village * faire du suivi scolaire pour les enfants le quartier de Samandin * faire de l’accompagnement et du soutien d’artistes locaux * faire du parrainage d’enfants démunis…

SITUATION ACTUELLE

L’association est constituée d’un bureau exécutif et de 8 membres. Aidée par quelques personnes et associations amies, KANDI a déjà réalisé : * 10 dépôts de livres qui sont passés de 10 livres à plus de 250 livres de nos jours * le parainnage de deux enfants orphelins * un espace d’étude au siège de l’association * le prêt de livres au siège de l’association (en janvier 2009 la bibliothèque proprement dite devrait voir le jour) * l’accompagnement et le soutien aux artistes locaux.








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